Le Buëch constitue un ensemble original, difficile à classer, à mi-chemin entre la Provence et les Alpes. Zone charnière pour les climatologues et les géologues, pays de contrastes, riche en diversité, pour les botanistes et les spécialistes de la faune.
Si cette position de transition entre deux zones très réputées, Alpes et Provence, a pu nuire à une époque au tourisme, elle est aujourd’hui mise en valeur car elle apporte à la région son caractère si particulier.
Ce que remarquera d’abord le visiteur c’est le climat. Une fois passée la limite climatique du Col de Lus-la-Croix-Haute, l’influence est incontestablement méditerranéenne, avec un taux d’humidité et d’ensoleillement qui rivalise avec la Côte d’Azur. La région est également soumise aux vents, généralement de secteur nord, appelé « bise ». C’est en quelque sorte un affluent du mistral qui nettoie le ciel pour lui donner sa belle couleur bleu azur.
Le relief marqué vient contraster ce climat en apportant de la fraîcheur et de la neige en hiver. Les versants sud (adret) et nord (ubac) sont très différents, on y trouve une flore et faune spécifique à chaque secteur.
La grande amplitude d’altitude crée des zones particulières appelées « étages de végétation ». Ces différents facteurs contribuent à multiplier les milieux naturels et accroître ainsi la biodiversité.
Une autre caractéristique majeure de la région est l’espace. Il suffit de monter sur une crête pour se rendre compte, qu’à perte de vue, la nature prédomine. Devant cette immensité apaisante c’est un sentiment d’humilité et de réconfort qui nous vient.
Pour l’observateur attentif, les traces d’activité humaine sont visibles quasiment partout mais elles restent discrètes, comme si les Hommes cherchaient ici à composer avec la nature plutôt que l’asservir. Avec environ cinq habitants au kilomètre carré et des exploitations agricoles de petite taille, la région compte parmi les plus préservées de France.
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